Un nouveau souffle pour l’économie bleue en Afrique de l’Ouest : WACA+ : 240 millions de dollars pour protéger les côtes et créer 13 000 emplois

La Banque mondiale vient d’approuver un financement majeur pour le lancement du programme WACA+, destiné à renforcer la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest. Entre protection des populations, restauration des écosystèmes et création d’emplois, cette initiative marque un tournant pour l’économie bleue dans la région.

Selon le communiqué de presse du Groupe de la Banque mondiale du 17 mars 2026 à Washington, un financement de 240 millions de dollars a été approuvé pour lancer WACA+, avec pour objectif de protéger les côtes, renforcer l’économie bleue et créer des emplois durables au Bénin et en Mauritanie.

Le programme ambitionne de protéger plus de 530 000 personnes exposées à l’érosion côtière et aux inondations. Au Bénin, les interventions concerneront notamment la Bouche du Roy, l’embouchure du fleuve Mono et des zones économiques stratégiques, tandis qu’en Mauritanie, la protection de Nouakchott sera renforcée.

Au-delà de la résilience environnementale, WACA+ se positionne comme un levier de développement économique, avec environ 13 000 emplois attendus dans des secteurs tels que la pêche, l’aquaculture, l’écotourisme et la logistique. Les jeunes et les femmes sont au cœur de cette dynamique, avec plus de 31 000 personnes qui bénéficieront d’activités de renforcement des capacités d’ici 2031.

Les efforts du Bénin récompensés par des résultats concrets

Le programme s’appuie sur les acquis de la première phase du WACA au Bénin, qui a permis des résultats significatifs : 4 700 ménages protégés, 5 200 hectares sécurisés, 250 microprojets financés portés par 3 736 bénéficiaires dont 72 % de femmes, 424 ménages directement impactés, et plus de 200 000 bénéficiaires indirects. Ces résultats illustrent l’impact concret du programme sur la résilience et les moyens de subsistance des communautés côtières.

Par ailleurs, WACA+ prévoit la restauration de jusqu’à 3 000 hectares de mangroves et de zones humides, afin de protéger les côtes, soutenir la biodiversité et développer des activités économiques durables comme l’écotourisme.

Face à des défis climatiques qui dépassent les frontières, le programme s’inscrit dans une approche régionale intégrée visant à renforcer la gouvernance du littoral et à promouvoir une gestion durable des zones côtières.

Future Planète salue cette initiative qui démontre qu’il est possible de transformer les défis climatiques en opportunités de développement inclusif, en plaçant les communautés au cœur des solutions.

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